Contrôle

Jusqu’à quel point le contrôle est-il normal ? Ou plutôt le besoin de contrôle.

A quel point peut-il être difficile de se rendre compte qu’on ne contrôle rien ?

 

Je déteste qu’il arrive des trucs non prévus. Par exemple une blessure, quelqu’un qui se fâche inopinément, un résultat inattendu, etc.

Ça me chiffonne, je déteste les gens qui n’ont pas les mêmes valeurs que moi car leurs réactions ne sont pas adéquates à mes attentes. L’imprévu quand je le décide j’aime ça, mais pas sur un truc que je désire contrôler.

 

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Contrôle

Toucher

Je reste bloquée sur cette relation, ou plutôt sur lui. Même après plus de 6 mois que je le connais j’ai encore du mal à me dire que je ne vais pas me réveiller. Il est tellement différent, c’est bizarre de trouver quelqu’un d’aussi différent de nous. Il y a plein de choses, c’est bizarre, on dirait qu’instinctivement c’est évident pour lui, on dirait qu’il a été fait pour moi en fait.

Un exemple très simple, depuis ma naissance, je suis intolérante au toucher. Je n’y peux rien, je déteste tout contact, peu importe où, ça me fais sursauter et crée une sensation désagréable dans tout mon corps. En grandissant, je suis devenue plus tolérante au contact aux endroits fréquemment touchés si il n’y a pas de mouvement. Quelqu’un qui pose sa main sur mon épaule sans la bouger, c’est tolérable, bien que j’ai hâte qu’il l’a retire.

Bref, en couple c’est assez chiant comme vous pouvez l’imaginez, encore pire au lit … Mais là, c’est la première personne qui peut poser ses doigts à certains endroits, mouvement ou non, par exemple le long de mes côtes, au creux des reins, dans le cou, dans les cheveux. Il passe ses doigts de partout et je réagi de moins en moins, c’est déjà un exploit qu’il puisse le faire, et c’est encore plus extraordinaire que j’apprécie ça.

Je ne lui avais rien dis jusque là, comme d’habitude, je laisse les gens s’en rendre compte d’eux-même, et fais passer ça juste pour des « chatouilles ». Mais hier je le lui ais dis. Je lui ais dis qu’il était le premier à poser ses mains sur moi comme ça. Il a paru surpris, mais il a vite compris que c’était dû à ma « crainte » du touché.

Rien que ça c’est un petit miracle. Et ce n’est pas les seules choses.

C’est le premier gars qui s’intéresse vraiment à ce que je fais, que ce soit mon sport, mon instrument de musique, mes diplômes que je suis en train de passer, le permis supplémentaire que j’ai passé et obtenu d’ailleurs, même si je lui parle d’un bouquin qui n’est absolument pas dans son style, il m’écoute et trouve comment s’y intéresser, enfin bref … Il me demande pleins de choses, il veux tout savoir, il veux vraiment s’intégrer à ma vie et pas que ce soit l’inverse. Je n’aurais jamais pensé pouvoir être aussi franche avec qui que ce soit avant lui, je lui ais même dis la fois ou une angoisse m’avait pris d’un coup de le voir partir (sans raison apparente, oui moi aussi j’ai trouvé ça débile). Et il n’a pas essayé de me prouver le contraire, il m’a juste dis qu’il avait toujours joué carte sur table et qu’avec le temps je me rendrais compte que je peux lui faire confiance. Ça a passé. Il réduit mon stress, il me rends meilleure, il m’apprends des tonnes de choses, il essaie de m’influencer par rapport au tabac, il me décomplexe face à mon physique que je déteste, il me contredit sur ce que j’aime pas chez moi en disant qu’il aime ça chez moi, il pffff ya trop de choses à dire.

Je me demande bien comment ça va tourner cette histoire, mais, même si c’est présomptueux de ma part, je ne le vois pas me quitter. Peut-être que j’aurais un élan de débilité, ou peut-être pas. En tout cas ce serait la plus grosse connerie de ma vie de le quitter si aucun de nous deux ne change.

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Bonheur

Tout bonheur est une innocence. Marguerite Yourcenar

 

Je pense que c’est pour ça que parfois je débloque, pique une crise m’isole, repousse tout le monde et fonce me terrer dans une grotte le plus loin possible sous la surface de la mer pour y rajouter de l’eau salée.

J’ai tellement pris à cœur des plaisanteries, des phrases en l’air qui m’ont pour le coup blessée, et m’ont fait subir une sorte d’opprobre, que du coup je ne m’abandonne plus à l’innocence du bonheur. Pourquoi je pense ça ?

Pour la simple et bonne raison que le type formidable qui me sert de petit copain me fais me rendre compte de tonnes de choses. Déjà il est comme moi mais en bien. Ce que je veux dire c’est qu’il comprends voir vois les choses exactement du même œil que moi mais n’est pas mauvais dans son interprétation/réaction. Du coup je me sens moins frapadingue, et puis roh c’est un amour … Bref, le bonheur donc, même si il est parfaitement parfait, je n’arrive pas à lui faire confiance à 100%, bon c’est récent me direz-vous, mais ça tape plus dans les 80%. Donc du coup j’ai des angoisses, des peurs en prévention d’un truc que je ne pourrais pas prévoir et/ou qui ne se passera jamais.

Mais du genre, à chaque fois que je le vois, je me demande si il n’a pas prévu de me plaquer ou de tester mes limites, ou de me faire comprendre un truc qui ne lui plais pas chez moi ou qu’il s’avère être quelqu’un d’autre, ou ou ou ou ou ou …

C’est chiiiiiiiiiiiant !

Pourquoi j’arrive pas à m’abandonner ? Lâcher prise deux minutes et lui faire confiance, ça me reposerais, j’aimerais tellement. Surtout que je peux lui faire confiance, et même si c’est pas le cas, je serais anéantie, que je m’attende à quelque chose de mauvais ou non. Alors à quoi bon m’obstiner à ne pas savourer l’instant présent ?

Débile …

Bonheur

Confusion

Je vais mieux. Non pas que j’allais mal, mais enfin tout n’était pas stable dans ma tête et l’explosion menaçait. Et vous savez pourquoi ? En faisant ce qui, je le pensais, me rendais mal : avoir un copain.

Non parce que je n’ai pas un copain. J’ai LE copain, c’est même mieux qu’un copain, c’est, c’est mon tout en fait. C’est lui qui me rappel ce que je vaux à ses yeux (et dieu seul sait qu’il n’y a que les siens qui comptent), c’est lui qui me rappel que non je ne suis pas dingue puisqu’il est pareil et qu’il ne se considère pas comme dingue, c’est lui qui me calme, qui m’écoute, le dorlote et me rappel que je lui fais du bien. C’est lui, lui et lui. C’est lui qui me laisse courir, loin, pour mieux revenir, le sourire aux lèvres, ravie de plonger dans ses bras.

On discute de tout sans tabous, sans gêne, on est différents par l’expérience mais identiques à la base. On se complète et se rejoins, c’est mon tout. J’avais besoin de lui depuis tout ce temps mais je ne pensais pas qu’il existait. Il supporte tout mes moindres défauts que je n’ai pas manqué de lui jeter à la figure, pour voir. Il reste et me dis que plus il me connais plus il m’aime, et j’ai mis longtemps à me l’avouer mais j’ai fini par tomber raide dingue de lui. Peut-être que la magie va s’estomper me direz-vous, mais je ne pense pas que je pourrais ne plus rien ressentir pour lui. Il est mon tout, tout simplement.

Confusion

Beurk

Moui, alors je sais pas ce qu’il m’a pris mais je suis presque en couple. « Je sais pas ce qu’il s’est passé entre temps mais j’ai l’impression qu’il y a quelqu’un qui s’est bien amusé pendant que j’étais en vacances. » (imaginez que ce soit ma raison qui dise ça, un peu comme dans Vice et Versa).

Bah pourtant j’ai tout fais pour le dégoûter ! J’ai fais traîner les rendez-vous, j’ai pas été du tout féminine, imposé mes points de vue, exposé mes défauts (rien que ça, ça fait peur), je lui ais parlé de tous mes projets, comme quoi j’allais surement déménager loin, que j’avais jamais de temps libre, que je ne voulais pas d’enfants, que j’étais pas quelqu’un de recommandable, qu’on ne se ressemblait pas du tout, que ma vie n’était pas intéressante et présenté tous les trucs stupides que j’ai pu faire (j’en ais rajouté un peu parfois). Mais il n’y a pas moyen, il s’accroche comme une tique ! Il faut dire qu’il y a une autre partie de moi qui le coocoone bien …

Je crois que j’ai réalisé d’un coup que j’étais dans la merde. C’était son anniversaire, on s’est vu, juste tous les deux, j’ai apporté un cupcake avec une bougie et un cadeau qui lui correspondait particulièrement bien. J’ai cru qu’il allait en pleurer tellement il était surpris et heureux. Pourquoi j’ai fais ça ?

 

Du coup bah maintenant évidemment qu’il veut sortir avec moi. Enfin si on exclu le fait que cette idée lui ait traversé l’esprit. J’ai jamais compris comment on pouvait s’attacher à moi mais enfin peu importe, c’est pas le sujet.

 

Donc dans quelques jours ça devrait être fait, enfin si les terroristes me laissent la vie sauve le vendredi 13 qui vient, je suis en concert dans un stade et ça pue l’attaque à trois kilomètres. J’ai déjà fait mes lettres d’adieu au cas où. On est jamais trop prévoyant.

Beurk

Hyperactif ?

Hyperactif.

Ok.

Oui mais c’est quoi exactement ? Non, parce que, ce mot étant devenu à la mode pour qualifier les enfants mal élevés, on en a perdu sa signification propre il me semble. A partir de quel moment on est hyperactif ? Elle est où la frontière entre l’actif et l’hyperactif ? Ca se compte en heures d’activités ? En intensité ? En nombre d’activités ? En gestuelle ? En nombre de kcal brûlées ? En cacahuètes ?

L’insertion sociale, la patience semblent être des points importants, la procrastination aussi, enfin bref, c’est assez flou. En gros, si vous êtes pressés et que vous courrez en vous agitant les bras en l’air en faisant la danse de la pluie, ne vous faites pas interner, si vous êtes un peu malin, vous pourrez vous faire reconnaître hyperactif.

Certaines personnes me disent que je ne me pose jamais, que même je suis hyperactive blablabla. Moi je n’y crois pas, c’est juste que je m’ennuie si je fais une seule chose, ou si je n’ais rien à faire de particulier, ou si je m’allonge. C’est un fonctionnement c’est tout.

L’incapacité de se reposer. Ouais, ok je me repose pas, sauf quand je dors encore que je brasse tellement que je reste dans le mouvement, mais bon, moi quand je vois ceux qui restent à rien glander ça me retourne le cerveau. C’est eux qui sont pas normaux sérieux, je m’ennuie pour eux quoi.

 

Brefi brefou, tout ça pour dire que dans ma vision des choses, il y a seulement les actifs et ceux qui n’en font pas beaucoup.

Hyperactif ?

Couple

Aujourd’hui dans la société, il est assez encouragé d’être en couple, ou de l’avoir été. Sinon on est de vieilles filles, de vieux garçons, des culculs, des trop chiants, des dingos, des foufou, des pas bien nets … Bref, les qualificatifs ne manquent pas, et pourtant …

 

Pourtant quand je vois les quelques couples qui sont encore ensemble arrivé à 40 ans, c’est triste à pleurer. L’un l’autre se supportent mais se mènent la vie dure au moins pour l’un des deux. Ils restent ensemble par confort, mais j’trouve pas ça fort, si c’était à refaire pas sûr qu’ils s’engagent dans cette galère.

Dans mes propres expériences j’ai pu constater les sacrifices, et les risques de changement de personnalité insidieux, et je ne vois pas, non vraiment je ne vois pas pourquoi je chercherais un autre gars. J’en vois passer quelques uns avec qui ça pourrait marcher, ils sont gentils, intelligents, censés, tout va bien. Oui mais ils ne sont pas aussi dingues que moi, ou alors ils n’ont pas la même ambition, ou les mêmes envies, et même si on fait sans, ça fini par dégénérer, la rupture avec mon ex est suffisamment douloureuse comme ça.

L’amour disparaît, il n’est pas éternel, il dure au plus quelques années, et personne ne devrait croire le contraire. Il n’y a qu’à voir la haine qui suintent des ménages lorsqu’ils se trouvent seuls, ou lorsque les deux se retrouvent à la retraite et ne peuvent se supporter.

 

Et puis il y a aussi que je ne me reconnais plus quand je suis possédée par l’idée de me mettre en couple, maintenant je prends soin d’éviter les gars qui me font cet effet, je me suis « interdit » l’amour parce que c’est de la merde. Non pas parce que ça fait pleurer, non juste parce qu’on fait n’importe quoi en sont nom, et j’ai pas le temps de faire n’importe quoi.

 

Non vraiment, je ne vois pas l’intérêt de s’entendre murmurer qu’on est belle ou qu’on nous aime si c’est pour autant de contreparties, je n’ai définitivement pas de place pour un homme dans ma vie. Je mourrais seule, de toute façon dans l’au-delà on joue pas en équipe d’après ce que j’ai entendu dire.

Couple